Pendant mes créations, je me questionne regulièrement sur la place que j’accorde au mouvement pendant que je raconte. Parfois un geste simple peut remplacer un mot ou même une phrase. En fonction de nos déplacements, de la position de nos bras ou de nos expressions faciales nous ajoutons une strate de significations qui s’adresse au public. Il n’est pas toujours facile d’avoir conscience de tous nos mouvements qu’ils soient volontaires ou parasites quand on raconte.
J’ai voulu travailler sur la précision de cela en intégrant, le temps d’une semaine, l’école de Jacques Lecoq à Avignon. Au programme : jeux , analyse de mouvement, improvisation, masque neutre et théatre corporel. Nous sommes 24 élèves : comédien-nes, circassien-nes venu-es de France, d’Angleterre, d’Irelande, de Grèce, de Turquie, toustes passionné-es par le “jeu” et la transmission d’une histoire au public. Nous cherchons, par le corps, ce qui vient avant les mots lorsqu’on joue sur scène. C’est absolument passionant et je devrais revenir avec quelques outils pour vous raconter encore mieux les histoires !!
Pour découvrir le travail de Jacques Lecoq, voici une vidéo très intéressante :
